Après l’Ebola que deviennent la Sierra Leone, le Libéria et la Guinée?

Comment la Sierra Leone, le Libéria et la Guinée envisagent de rebondir après l’Ebola?


C’était à l’épicentre de l’épidémie d’Ebola de 2014. Avec le déclenchement officiel, la Sierra Leone, le Libéria et la Guinée cherchent à redéfinir leur image et à reconstruire leurs économies. Après près de 2 années d’épidémie de la maladie à virus Ebola, la Guinée avait de nouveau été confrontée à la résurgence de cette épidémie le 17 mars 2016 dans la Sous-préfecture de Koropara, préfecture de Nzérékoré qui s’était propagée à la Sous-préfecture de Kouankan, dans la préfecture de Macenta. Au total 10 cas d’Ebola ont enregistrés avec 7 décès et 2 sortis guéris. L’expérience de la grande épidémie et la mobilisation des différents acteurs avaient permis de circonscrire l’épidémie aux deux préfectures de la Région forestière. Après 42 jours sans un nouveau cas d’Ebola, le Représentant de l’OMS en Guinée, le Dr Abou Beckr GAYE a fait aujourd’hui la déclaration de la fin de la transmission interhumaine de la maladie à virus Ebola en Guinée, lors d’une cérémonie organisée à la Coordination nationale de lutte contre Ebola :

DECLARATION :

« En ce jour, 1er juin 2016, je déclare au nom de l’Organisation mondiale de la Santé, la fin de la flambée de la maladie à virus Ebola survenue le 17 Mars 2016 dans les préfectures de Nzérékoré et Macenta. Le dernier cas sorti du Centre de traitement Ebola de Nzérékoré a été déclaré guéri il y a 42 jours, délais recommandé par l’OMS pour déclarer la fin d’une épidémie de la Maladie à virus Ebola.

Cependant, chacun doit garder à l’esprit qu’à partir d’aujourd’hui, s’ouvre la période de 90 jours de surveillance renforcée recommandée par l’OMS pour nous assurer que toute flambée est immédiatement détectée avant une transmission à d’autres personnes. La vigilance, ainsi que les capacités de réponse devront être maintenues.

L’OMS encourage le Ministère de la Santé, la Coordination nationale de lutte contre Ebola, ainsi que les partenaires techniques et financiers à soutenir les interventions prioritaires en cours, notamment:
La Surveillance active en ceinture (la SA-Ceint) centrée autour des guéris d’Ebola avec leur propre participation. Il est désormais démontré que le virus de la maladie peut encore survivre dans certains organes de personnes guéries d’Ebola pendant plus de 15 mois. Nous devons donc renforcer la surveillance et la vaccination autour des personnes guéries avec leur propre participation.

La mise en œuvre de la Surveillance intégrée de la maladie et la riposte (la SIMIR.) Cette surveillance vise à détecter, notifier et confirmer de façon précoce toute épidémie ou urgence sanitaire en vue de son contrôle rapide, évitant ainsi tout risque de propagation de la maladie.
A ces différentes mesures s’ajoute la mise en place en Guinée, sous l’égide de l’OMS d’un mécanisme de réponse rapide, en collaboration avec les autorités sanitaires et l’ensemble des partenaires en vue d’une riposte efficace et coordonnée à toute urgence sanitaire dans le pays.

Il nous faut tout aussi rappeler aux populations de conserver les bonnes pratiques acquises en termes d’hygiène individuelle et collective.

L’OMS est en train de travailler avec les Gouvernements de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, les trois pays les plus affectés pour renforcer leurs systèmes de santé, ainsi que les programmes de santé prioritaires ; tout en continuant à maintenir les capacités de détection, de prévention et de réponse à toute flambée d’Ebola.

Permettez-moi, au nom de la Directrice Générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan, et de la Directrice régionale pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, d’exprimer nos plus sincères félicitations au peuple et au Gouvernement de Guinée, ainsi qu’à tous les partenaires pour l’unité d’action qui a permis de circonscrire cette flambée. »
Dr Abou Beckr GAYE, Représentant par intérim de l’OMS en Guinée.

SOURCE: OMS

Il faut retenir les pays touchés après l’Ebola reconstruisent leurs économies et ont des capacités pour éviter de nouvelles flambées de l’Ebola.

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